Stéphane Bergeron veut savoir pourquoi l'enquête du scandale immobilier à la Société immobilière du Québec n'aboutit pas

C’est dans le cadre d’une question posée au ministre de la Sécurité publique à l’Assemblée nationale, le 5 juin dernier, que le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, monsieur Stéphane Bergeron, lui a demandé d’expliquer l’absence de résultats de l’enquête portant sur le scandale de la Société immobilière du Québec. «L’enquête sur le plus gros scandale immobilier de l’histoire du Canada dure depuis maintenant cinq ans. Elle vise trois réputés collecteurs de fonds du Parti libéral du Québec soupçonnés d’avoir dérobé des millions aux contribuables. Résultat jusqu’à présent: zéro, rien, nada...», de dénoncer monsieur Bergeron.

«Des policiers se plaignent ouvertement du manque de collaboration de la justice dans ce dossier. En raison d’une réduction et d’une instabilité complète des effectifs, l’enquête a été ralentie au point où l’UPAC aurait reporté à TROIS reprises de possibles arrestations depuis 2016. Pendant ce temps, le commissaire de l’UPAC dit qu’il n’a jamais été question d’effectuer des arrestations, alors que des documents officiels rendus publics ce matin le contredisent. Alors qu’on se renvoie la balle, le résultat, c’est que quatre ans après l’élection du gouvernement libéral, aucune accusation n’a encore été portée dans ce dossier. Pourtant, en un an, l’enquêteur spécial Mueller, aux États-Unis, est déjà parvenu à faire en sorte que des accusations soient portées. Qu’est-ce que ça va prendre au ministre pour qu’il se montre enfin préoccupé par les faux pas de l’UPAC ne permettant pas de mener à bien les enquêtes?», de s’interroger le député de Verchères.

«Le ministre, a-t-il poursuivi, n’a eu aucun problème à juger sévèrement l’ancien patron du SPVM pour son absence de résultats. Par contre, quand vient le temps de poser un jugement sur le commissaire de l’UPAC, nommé par le gouvernement libéral pour enquêter sur le gouvernement libéral, là, c’est différent; il se garde une petite gêne... La population a le droit de connaître le fin fond de l’histoire. Ça fait des années que ça dure. Comment le ministre peut-il expliquer qu’il n’y ait encore rien qui ait bougé depuis cinq ans?»

Réagissant à la réponse du ministre, qui se réfugie tout à coup derrière le comité de surveillance de l’UPAC, dont on attend la composition depuis des mois, le député de Verchères a rétorqué: «Le ministre a réagi vivement à l'absence de résultats de l'ancien chef de police du SPVM, mais c'est curieux, quand vient le temps de commenter ou de réagir à l'absence de résultats de l'UPAC, là, tout à coup, là, on respecte les lois, on ne se met pas les mains dans les enquêtes. Pourquoi deux poids, deux mesures par rapport au SPVM et à l'UPAC? Pourquoi est-ce qu'on n'a encore jamais entendu parler de ce qu'il entend faire pour le comité de surveillance? S'il veut régler ça d'ici deux semaines, il serait temps qu'il nous donne des candidatures!», de conclure Stéphane Bergeron.


 

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